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Le Cinacien qui répare les enfants du Bangladesh

D’ici 10 jours, le cinacien Guillaume Schoubben s’envolera pour une mission au Bangladesh. Il a besoin de parrainage mais aussi de matériel pour améliorer l’atelier de prothèse mis en route il y a dix ans.

https://www.matele.be/le-prothesiste-guillaume-schoubben-a-besoin-d-un-petit-coup-de-pouce

Guillaume Schoubben est orthésiste. Dans son atelier de Ciney, il fabrique du matériel, sur mesure, pour personnes handicapées, essentiellement des enfants. Il y a dix ans, lors d’un voyage humanitaire au Bangladesh, un des pays les plus pauvres au monde, il a collaboré au développement d’un atelier dans un centre de lutte contre le handicap. Là, on fabrique des attelles pour les enfants qui ont des déformations majeures des jambes, essentiellement dues au rachitisme, comme l’explique Guillaume Schoubben :

« Les os des enfants se déforment, parce qu’ils sont dénutris et parce que le calcium ne se fixe pas. Il y a un suivi qui est fait sur place par les travailleurs locaux pour leur donner du calcium en complément . Il y a des opérations qui sont effectuées par des chirurgiens français qui viennent régulièrement pour redresser les membres très efficacement. Et après tout cela, il faut des attelles pour stabiliser les pieds. »

« On a besoin de donateurs généreux« 

Dans une dizaine de jours, Guillaume retourne au Bangladesh pour améliorer les techniques utilisées, réaliser différents travaux de réparations et apporter du matériel neuf. Pour cela, il a besoin de soutien. Le système fonctionne un peu comme une sécurité sociale internationale.

On ne veut pas que ce soit gratuit et on ne veut pas que le personnel travaille bénévolement. Alors, chacun paie selon ses revenus et c’est la générosité des donateurs qui fait le reste.

« On a besoin aussi de matériel neuf »

Il faut donc de l’argent, mais aussi du matériel. Et là aussi , Guillaume fait appel à la générosité belge. Le matériel disponible sur place, chinois et de bas de gamme, n’est pas de qualité suffisante. Il faudrait des visseuses, des scies sauteuses, des scies circulaires, si possible du matériel neuf. On cherche aussi des pinces. Je suis limité par le poids de ce que je mettrai dans ma valise. Et s’il faut payer un surplus pour excédent, c’est aussi la générosité des donateurs qui interviendra.

Un avenir debout pour ces enfants

Dans la démarche de Guillaume, c’est l’optimisme qui prévaut, mais il y a urgence, car le départ, c’est le 20 novembre. Pour les enfants du Bangladesh, ce sera St-Nicolas avant l’heure et même bien plus. Actuellement, l’atelier du Bangladesh fonctionne en autonomie, il est même devenu une référence. Pour les enfants, c’est un avenir debout qui s’offre à eux.

Le numéro de compte pour verser votre contribution à ce projet : BE26 3770 0771 0729